Par Francesca Couture, diplômée en Assistance à la personne en établissement de santé, au Centre de formation Compétences-2000.

J’étais, à l’époque, une élève du secondaire assez ordinaire. J’ai vécu quelques difficultés pendant mon parcours scolaire… probablement parce que je manquais d’intérêt envers certaines matières. J’ai donc décidé de prendre une pause de l’école, non seulement parce que je manquais de motivation, mais aussi pour pouvoir prendre une décision plus éclairée en ce qui a trait à mon avenir.

Au final, après une petite pause, je me suis inscrite à l’éducation des adultes. Au départ, je m’étais inscrite en vue d’obtenir mon diplôme d’études secondaires (DES), et ce, afin de poursuivre aux études collégiales et devenir ambulancière.

Déjà, j’espérais exercer un métier humain, un métier aidant ! J’avais en moi la certitude que le fait d’aider les gens devait faire partie de mon quotidien. Ce qui me passionnait dans le domaine de la santé était la proximité avec les gens vulnérables, la possibilité de faire une différence dans leur vie, de les aider, d’être en quelque sorte un ange gardien !

Je venais tout juste de commencer mes cours à l’éducation des adultes que j’ai appris une mauvaise nouvelle. Ma grand-mère est tombée malade, aux prises d’un cancer des poumons de stade 4, avec métastases. Le diagnostic était sévère, il ne lui restait que les traitements de chimiothérapie pour prolonger sa durée de vie. Afin de l’accompagner dans ce passage difficile, j’ai décidé de poursuivre ma formation à distance. J’aurais besoin de beaucoup plus de discipline et d’efforts, mais j’avais pris la décision de m’occuper d’elle et de l’accompagner dans son combat. J’avais à l’époque 18 ans, beaucoup de responsabilités et une vie peu ordinaire !

Alors que ma grand-mère obtenait son traitement, entourée d’une dizaine d’autres personnes qui subissaient la même chose, moi, j’étudiais. À chaque rendez-vous, mon livre d’étude m’accompagnait.

Étonnement, faire mes études à distance, et à mon rythme, m’a permis d’obtenir les meilleures notes que je n’ai jamais eues ! Dans toutes les matières complétées, j’excellais. J’étais d’autant plus fière de moi.

Lors de nos moments d’attente à l’hôpital, j’ai pu apprendre à connaître les différents corps de métiers du domaine de la santé. J’ai côtoyé des infirmiers, des infirmiers auxiliaires, des préposés aux bénéficiaires, bref, une équipe vraiment formidable, aidante et passionnée. J’ai compris le rôle de chacun et les tâches qui les différenciaient.

J’avais donc un choix à faire. Tous ses métiers, qui se ressemblaient, mais qui étaient à la fois si différents. Tout aussi passionnants les uns des autres.

J’ai donc complété ce qu’il me manquait pour obtenir mon DES et je me suis inscrite en Santé, assistance et soins infirmiers afin de devenir infirmière auxiliaire. Malheureusement, les tests d’écriture, de mathématique et d’intérêt ne m’ont pas permis d’intégrer le programme. Je me suis donc questionné sur les autres programmes qui me ressemblaient et je me suis donc inscrite en Assistance à la personne en établissement de santé, pour devenir préposée aux bénéficiaires, et je ne l’ai jamais regretté !

Quelques semaines plus tard, j’étais assise derrière mon pupitre, avec mon uniforme bleu, mes dizaines de cahiers en main, j’étais impatiente de vivre ma nouvelle aventure !

Plus les cours passaient, plus j’avais la certitude que je n’étais pas arrivée ici pour rien, c’était certainement une des plus belles années ou j’ai pu trouver l’épanouissement que je recherchais. J’ai partagé une passion avec des collègues d’école. J’ai partagé du vécu, de la pratique et de la théorie avec des enseignants aussi dévoués et passionnés les uns que les autres.

Ce que j’ai le plus aimé de mon parcours dans mon centre de formation professionnelle, c’est ce que l’on apprend est orienté sur notre métier. On met en pratique tout ce que l’on apprend en théorie. Et les stages ! Au total, 3 stages, en soins de base, en santé mentale et en centre hospitalier.

Dès mon premier stage, j’ai été engagé à santé Courville, un CHSLD. D’ailleurs, j’y travaille toujours ! Aujourd’hui je peux dire que mes efforts ont porté fruit, que ma persévérance m’a mené vers un métier extraordinaire.

Après deux ans à travailler à domicile et près de 4 ans en CHSLD, j’adore mon métier. Chaque jour, je sais que j’ai pu apporter du réconfort, des soins de qualités, de la sécurité et un bon nombre de sourires à travers la maladie.

Il m’arrive aussi de faire face à des moments difficiles en CHSL puisque nos patients y restent généralement jusqu’à la fin. La dignité est un mot important dans mon métier, sans elle je ne pourrais pratiquer ma vocation avec honneur. Nous sommes des humains qui travaillent avec des humains, nous n’avons pas de deuxième chance. Nous devons souvent agir rapidement, prendre des décisions logiques. Trouver des solutions et des améliorations est important, et fait partie de notre quotidien. C’est d’ailleurs pourquoi le travail d’équipe est aussi primordial !

On prend soin des gens comme si c’était nos propres parents et on met en pratique nos connaissances avec passion. Être préposée aux bénéficiaires n’est pas un métier, c’est une vocation ! Ma vocation.

Pour en savoir plus sur le programme Assistance à la personne en établissement et à domicile qui permet d’exercer ce métier, c’est ici

 

 

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